Péplum || Amélie Nothomb

Résumé : "L’ensevelissement de Pompéi sous les cendres du Vésuve, en 79 après Jésus-Christ, a été le plus beau cadeau qui ait été offert aux archéologues. A votre avis, qui a fait le coup ?
Pour avoir deviné un des plus grands secrets du futur, la jeune romancière A. N. est enlevée pendant un bref séjour à l’hôpital, et se réveille au xxvie siècle, face à un savant du nom de Celsius. Entre ces deux personnages que tout oppose – elle, furieuse contre ce rapt, lui, contre cette fille qui en sait trop – s’instaure une conversation où il sera question de la grande guerre du xxiie siècle, du réel et du virtuel, de voyages dans le passé, mais aussi d’art, de philosophie, de morale."


J'ai découvert Amélie Nothomb avec Stupeur et tremblement au milieu des années 2000, j'étais adolescente, toute fière de découvrir une nouvelle autrice plus adulte que ce que je n'avais l'habitude de lire.

Quinze ans plus tard, ma bibliothèque contient tous les romans d'Amélie, mais je dois avouer que je ne les ai pas tous lus. J'essaie donc de me rattraper, et c'est comme ça que j'ai sorti Péplum du fin fond de ma bibliothèque.
Car sans cette lubie de rattraper mon retard sur la bibliographie de la grande dame au chapeau, je dois avouer que jamais je n'aurais eu envie de lire Péplum.
Tout simplement car ce n'est pas mon style du tout. Je n'apprécie pas du tout les lectures fantasy/science-fiction qui se passent dans le futur. Je n'aime pas les récits historiques sur l'Antiquité.

Alors quand je me décide de lire un livre qui parle d'une auteur (A. N. pour ne pas la citer) qui découvre par hasard un énorme secret sur l'éruption du Vésuve qui a englouti la ville de Pompéi, et qui pour cette découverte, est enlevée par Celsius, un savant du XXVIè siècle pour l'empêcher de révéler sa découverte... j'étais sûre que je n'allais pas aimer.

Cependant j'ai assez de recul pour comprendre pourquoi et comment ce livre peut plaire à certains amateurs d'Histoire, d'Antiquité, de voyage dans le temps et de science-fiction.
Car tous les éléments d'un bon scénario complotiste sont là.

Et même si j'ai essayé de comprendre, essayé de lâcher prise... je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire. Je me suis très vite retrouvée perdue. Peut-être par mon manque d'habitude quant au voyage dans le temps. Je me perdais dans les dates, dans les faits qui se passent dans le futur mais agissent dans le passé, passé que l'on connaît au présent mais qui n'est plus tout à fait présent vu que nous sommes désormais dans le futur... vous suivez ? Et pour ne rien arranger, la jeune A. N. avait parfois l'air aussi perdue que moi et posait des questions que je trouvais très sensées, auxquelles Celsius n'a jamais daigné répondre.

Tout le livre est un dialogue entre A.N et Celcius. Je me suis parfois perdue dans ce dialogue ne sachant plus qui était en train de parler. Embêtant, non ?

Heureusement que l'histoire se lit très vite, car j'aurais eu l'impression de perdre mon temps.
Péplum est vraiment, à mon sens, un petit OVNI dans l'univers d'Amélie Nothomb, qui peut et doit certainement avoir son public.

Je savais que cela n'allait pas être mon cas, il n'y a malheureusement pas eu de surprise.
Mais le style Nothomb est bien présent, son humour si particulier aussi, d'ailleurs heureusement qu'il était là !


J'ai beaucoup aimé cette réflexion sortie de nulle part, mais tellement exquise : "Il faut être philologue, métaphysicien, mystique, artiste peintre ou obsédé sexuel pour préférer les Grecs aux Latins."


Mon exemplaire était aux éditions Le livre de poche.

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